Plus grande façade maritime française, la péninsule bretonne offre une diversité de paysages étonnante. Chaque portion de littoral possède une identité qui lui est propre, subtil mariage entre couleurs et formes des roches et de la mer.
Mer transparente hésitant entre bleu et vert, roche d’un rose orangé chaleureux ou encore présence de mégalithes, ont inspiré leurs noms poétiques et pleins de promesses à ces franges côtières, dont chacune incarne avec talent une facette originale du littoral breton.
Autrefois dévolu à la surveillance des côtes, le sentier des douaniers est aujourd’hui un chemin de grande randonnée, le GR34, observatoire privilégié de splendides panoramas sur plus de 1300 km. Du port de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) jusqu’aux portes du Mont-Saint-Michel, on peut pratiquement faire le tour de la Bretagne à pied et se laisser envoûter par les charmes infinis de ces paysages maritimes.
Histoire de Bretagne
Des origines celtiques à nos jours
La civilisation des mégalithes
Si les premières traces d’occupation humaine sur le sol armoricain remontent à l’époque paléolithique, c’est le Néolithique qui constitue l’âge d’or de la civilisation des Mégalithes entre 5000 et 2000 avant J-C. Plus anciens que les pyramides d’Egypte, les dolmens sont probablement des sépultures collectives. Beaucoup de mystère entoure encore cette période de l’histoire de la Bretagne, que les archéologues tentent de percer à jour.
La conquête romaine
A partir du VIIIe siècle, des Celtes venus des plaines d’Europe centrale s’installent dans la région. La péninsule armoricaine est composée de cinq cités probablement dominées par une tribu de marins, les Vénètes. De 58 à 52 avant JC, César conquiert la Gaule. La flotte des Vénètes est écrasée en 56. A partir de 52, la civilisation gallo-romaine se met en place.
Les grandes invasions
La domination romaine s’installe jusqu’aux invasions germaniques du Ve siècle. Entre le IVe et le VIe siècle, des populations bretonnes s’établissent en Armorique qui devient alors la (petite) Bretagne. Les Bretons adoptent une organisation originale fondée sur des paroisses, les « plou », « plé » ou « plu » suivis d’un nom commun ou d’un nom propre. Des monastères se créent (« lan » comme lannion). Les noms qui se terminent par « ac » désignent les villages déjà habités au moment de l’arrivée des bretons, mais qui ont subi leur influence.
La victoire de Nominoë
Après avoir vaincu Charles le Chauve à Ballon en 845, Nominoë, qui fut duc et non roi comme on le pense parfois, étend son influence sur la péninsule armoricaine. Il est traditionnellement considéré comme le père fondateur de l’indépendance bretonne.
Le développement d’un état breton
Après sa victoire contre les envahisseurs normands, Alain Barbetorte prend le titre de duc. Le moyen-âge est le cadre de nombreuses luttes d’influence entre les duchés. Périodes de paix et de guerre se succèdent, s’inscrivant plus largement dans le conflit de la guerre de cent ans. C’est le temps des guerres de succession impitoyables entre ducs de Montfort et ducs de Penthièvre. Une administration ducale se créé peu à peu et le faste de la cour est un moyen de souligner la puissance ducale. La Bretagne connaît son apogée sous les Ducs de Montfort.
Le rattachement à la France
Les mariages de la duchesse Anne, contrainte d’épouser Charles VIII puis son successeur Louis XII en 1499, sont les premières étapes du rattachement de la Bretagne à la France, consacré en 1532 par l’Edit d’union, publié à Nantes.
L’essor du commerce breton
Au XVIe et au XVIIe siècle, la Bretagne connaît un âge d’or commercial, en raison de sa situation maritime exceptionnelle, du développement des ports bretons, et de ses productions agricoles et industrielles, comme la fabrication des toiles de lin. Cette prospérité favorise l’essor de l’art et de l’architecture bretons. De grands châteaux et hôtels de pierre sont construits à cette époque, de même que la plupart des enclos paroissiaux.
La Bretagne sous la révolution
La Bretagne, après avoir accueilli favorablement l’élan révolutionnaire, devient un foyer de la contre-révolution. La chouannerie, qui touche surtout la Haute Bretagne, se nourrit d’un antagonisme entre villes et campagnes. Le chef chouan Georges Cadoudal et ses troupes mènent des actions de guérilla.
Une entrée difficile dans le XIXe siècle
La période révolutionnaire et l’Empire ont laissé la Bretagne dans un état déplorable. Les industries traditionnelles n’ont pas su s’adapter et la faim et la misère obligent de nombreux bretons à émigrer. Sur le plan culturel en revanche, des écrivains comme Chateaubriand acquièrent une renommée qui dépasse les frontières françaises. La Bretagne devient une source d’inspiration majeure pour de nombreux artistes.
La Bretagne au XXe siècle
Au tournant du siècle, la Bretagne subit de plein fouet la crise de la sardine. Le « blé de l’océan » déserte les côtes bretonnes pendant sept longues années. Les conserveries ferment les unes après les autres. Quelques années plus tard, lors de la Grande Guerre, les bretons paient un lourd tribut à la France, avec au moins 150 000 tués. Pendant la seconde guerre mondiale, la Bretagne rurale souffre plutôt moins des restrictions que le reste de la France. Le régime de Vichy ampute la Bretagne du pays nantais pour le rattacher administrativement à la région d’Angers. Des réseaux résistants s’organisent à partir de 1942 pour lutter contre l’occupant allemand. En 1945, beaucoup de villes bombardées sont à reconstruire. Après la seconde guerre mondiale, la Bretagne entame une profonde modernisation.
En route pour le XXIe siècle
Les profondes mutations du siècle dernier, l’élargissement de l’Union Européenne et son corollaire, le développement de nouvelles solidarités régionales, ont fortement contribué au désenclavement de la Bretagne. Consciente de sa richesse culturelle et de ses nombreux atouts, la Bretagne tente de conjuguer harmonieusement modernité et tradition, identité et ouverture sur le monde.
La Bretagne intérieure
Moins connue que la Bretagne maritime, la Bretagne intérieure recèle pourtant des merveilles insoupçonnées. Mystérieux et bruissant de légendes, l’Argoat sait se faire enchanteur et divers, avec ses paysages extrêmement variés, dont les tonalités changent au gré des saisons : jaune doré des champs cultivés, teintes mordorées des forêts, mauve de la bruyère des landes, vert humide des fougères et des mousses. On comprend que le cœur de la Bretagne ait fait battre celui des artistes.
Ses chemins de traverse sont riches d’histoire et de patrimoine. Inattendue, perdue au milieu de la campagne, une chapelle semble avoir été oubliée là par les hommes. Ailleurs, les brumes qui se dissipent au dessus d’un étang bordé de roseaux laissent apparaître les contours d’une forteresse médiévale. C’est une Bretagne d’eau douce que creusent de nombreuses rivières. Cette Bretagne là ne tourne jamais longtemps le dos à la mer et le sel est parfois amené loin dans les terres par l’ardeur des marées, qui portent le goût de la mer jusqu’au fond des rias.
Lorsqu’on pense à la Bretagne, la première image qui vient à l’esprit n’est spontanément pas celle des lacs. Elle en compte pourtant plusieurs, situés au cœur de sites splendides, entre landes et futaies. La Bretagne des cours d’eau et des canaux, celle du bocage, des haies et des talus propices à la biodiversité, séduit de plus en plus les amateurs de nature, ravis de pouvoir sillonner la région, grâce aux nombreux sentiers aménagés.
Les îles de Bretagne
Les deux plus grandes îles du Golfe du Morbihan veillent sur trente à quarante petits îlots dont la plupart ont un statut privé. Flâner d’un hameau à l’autre ou en découvrir les pourtours dentelés par les sentiers côtiers, c’est être assuré de céder au charme insulaire et préservé de cette partie méridionale de la Bretagne.
L’île aux Moines
Le surnom de perle du golfe sied parfaitement au charme délicat de cette élégante île que borde la «petite mer ». Le parfum du lumineux mimosa s’y mêle à celui des camélias éclatants et aux senteurs boisées des pins. Bénéficiant d’un climat particulièrement doux, l’île fait la part belle aux essences méditerranéennes. Trois oliviers s’y sont ainsi parfaitement acclimatés. Sur Izenah (son nom breton), même les noms invitent à la rêverie : bois d’Amour, bois des Soupirs, bois des Regrets. On accède à l’île aux Moines en moins de cinq minutes au départ de Port-Blanc et on peut en faire le tour à pied en une journée. Environ six km séparent la Pointe du Trec’h, au nord de l’île, de la Pointe du Nioul. Sa largeur ne dépasse pas trois km.
L’île d’Arz
L’île d’Arz se distingue de sa voisine par des abords plus rustiques. Comme sur l’île aux Moines, peu de voitures circulent et on s’y déplace surtout à pied ou à vélo. L’île des Capitaines se mérite et il faut marcher un peu (ou emprunter le taxi de l’île) à partir de la cale avant d’accéder au joli village blanc aux maisons resserrées.
A partir de là, de nombreuses promenades sont possibles, au hasard des petits sentiers paisibles qui serpentent tranquillement entre les hameaux isolés. L’île affiche une surface de cinq km sur trois, ce qui en fait un lieu de promenades privilégié, même pour les enfants. Le chemin côtier réserve de magnifiques points de vue sur le Golfe, entre plages à coquillages et bois ombragés. L’île d’Arz, c’est aussi le paradis de la voile et ce n’est pas pour rien que l école des Glénans y a implanté un centre.
La route des phares
La ceinture lumineuse bretonne
Particulièrement dense sur les côtes bretonnes, le réseau des phares comprend des stars comme Ar Men, Les Pierres-Noires, ou Les Poulains mais aussi de coquettes maisons-phares tout aussi photogéniques. Moins connu, Tévennec, situé à l’est de l’île de Sein a réservé tant de malheurs à ses gardiens qu’on l’a soupçonné d’être maléfique, voire hanté.
Pas besoin pourtant d’invoquer le diable pour expliquer la rudesse des conditions de vie dans ces édifices isolés et fréquemment harcelés par les éléments. Des Enfers (phares isolés en pleine mer), jusqu’au Paradis (la terre ferme) en passant par le Purgatoire(les îles), la solitude des gardiens de phare n’était pas seulement métaphysique. Souvent réservé aux anciens Poilus, le métier a longtemps constitué un étonnant «privilège» pour les invalides et autres traumatisés de la Grande Guerre. Aujourd’hui, l’automatisation généralisée rend inutile la présence humaine à bord de ces vigies des mers. En 2004, Kéréon, le «Palace de la mer», dernier phare habité en mer, a refermé ses portes sur ses magnifiques boiseries et sa rose des vents en ébène et acajou. Aujourd’hui, plus personne n’y vit.
Parmi la cinquantaine de phares bretons, seuls quelques uns peuvent être visités, offrant aux courageux grimpeurs (307 marches pour celui d’Eckmühl à Penmarc’h) des points de vue incomparables. Région la plus balisée de France, la Bretagne compte une quinzaine de phares érigés en mer. Compagnons familiers des marins, ils ont investi la langue quotidienne des pêcheurs: Pour info, au large de la presqu’île de Quiberon, on ne dit pas prendre un coup de soleil mais se prendre pour le phare de la Teignouse : eh oui, blanc avec un nez rouge!
Le circuit de la route des phares et balises
La mer d’Iroise recèle une concentration exceptionnelle de phares remarquables. De Brest à Brignogan, sur la Côte des Légendes, partez à la rencontre de ces gardiens des côtes en commençant par la tour octogonale du Portzic. A la sortie du goulet de la rade de Brest, sur une avancée rocheuse, se dresse le Petit Minou. Pour une vue panoramique englobant la Pointe du Raz, Ouessant et Molène, une visite au phare de Saint-Mathieu, posé au milieu des ruines d’une abbaye, s’impose. Au bout de la presqu’île du Conquet, le phare de Kermorvan veille. Dans l’alignement des deux précédents s’élève le phare le plus haut d’Europe (82,5 m), l’Ile Vierge, dont l’intérieur est habillé d’opaline bleue. Il télécontrôle le phare-donjon du Four (catégorie des Enfers) capable d’engendrer des vagues d’une trentaine de mètres. Encerclant Ouessant, les autres lanternes s’appellent La Jument, Kereon, LeStiff, ou encore Le Creac’h et Le Nividic.
A ce jour, seuls quatre phares sont visitables de façon régulière en Bretagne. Ils sont situés dans le Finistère. D’autres sont totalement fermés à la visite ou visitables de façon exceptionnelle. Se renseigner auprès des offices de tourisme.
Phare de l’Ile Vierge : Visites de début avril à fin octobre
Renseignements à l’Ecomusée de Plouguerneau : 02 98 04 70 93
Phare de Saint-Mathieu :
Le week-end et jours fériés au printemps et au mois de septembre. Tous les jours en juillet et août
Renseignements à l’office de tourisme de Plougonvelin : 02 98 48 30 18
Phare d’Eckmühl :
De début avril à fin septembre, tous les jours
Office de tourisme de Penmarc’h : 02 98 58 81 44
Phare de Trezien :
Tous les jours en juillet et août
Renseignements à office de tourisme de Plouarzel : 02 98 89 69 46
Phare du Creac’h
Seul le musée est visitable de début avril à fin septembre, tous les jours.
Renseignements au Centre d’Interprétation des phares à Ouessant : 02 98 48 80 70
Les Cités d’art de Bretagne
Plus connue pour ses sites naturels que pour sa tradition urbaine, la Bretagne recèle pourtant un riche patrimoine architectural. Le réseau des Cités d’Art de Bretagne est constitué de villes dont certaines remontent à l’époque gallo-romaine.
Bâties sur des sites remarquables, les Cités d’Art sont regroupées par terroir : Marches de Bretagne, Vannetais, Pays Gallo, Cornouaille, Léon, Trégor.
Villes importantes comme Rennes ou Nantes, ou cités de petite taille, souvent largement piétonnes, elles vous réserveront de nombreuses rencontres avec le passé au détour d’une rue, ou d’un escalier. Flânez et découvrez tour à tour fontaines, remparts, et cours intérieures. Réhabilitées au cours des vingt dernières années, elles cultivent les moindres détails et réalisent un vrai travail sur l’enseigne et les devantures. Leur cadre privilégié et leur animation en font des lieux attractifs pour les maîtres artisans, et les artistes, ce qui accroît encore leur intérêt culturel et touristique.
Les grands sites bretons
Grâce à la variété de ses paysages et sa richesse culturelle, la Bretagne compte parmi les premières régions touristiques françaises. Cette importante fréquentation, souvent concentrée sur certains sites et à certaines périodes faisait peser d’inacceptables menaces sur les écosystèmes. Pour éviter la disparition de certaines espèces et recréer de la biodiversité dans les zones endommagées par la sur fréquentation et l’érosion naturelle, la Bretagne a décidé de s’engager dans une démarche de développement durable. Pour concilier tourisme et environnement, La Région finance la réhabilitation de six grands sites protégés du patrimoine breton : la Pointe du Raz, les caps d’Erquy et Fréhel, les marais de la basse vallée de l’Oust, Ploumanac’h, la presqu’île de Gâvres-Quiberon et la baie du Mont Saint-Michel.
Les parcs naturels Breton
Second Parc Naturel créé en France en 1969, le Parc Naturel Régional d’Armorique est un concentré des paysages bretons. Recouvrant les îles de la mer d’Iroise (Ouessant, l’archipel de Molène et Sein), la presqu’île de Crozon, l’Aulne maritime et les Monts d’Arrée, il abrite de nombreuses espèces animales telles que loutres, castors et saumons. Avec plus d’un tiers de sa surface située en mer, des côtes d’une beauté à couper le souffle et de vastes étendues sauvages intérieures, il affiche une forte personnalité.
La mer d’Iroise
C’est le plus grand champ d’algues marines d’Europe et la plupart des espèces de poissons de la façade atlantique française y sont représentés. Des colonies de grands mammifères marins tels que phoques et dauphins ont élu domicile dans les eaux préservées de l’archipel de Molène, labellisé avec Ouessant « Réserve de la biosphère » par l’Unesco. D’autres voyageurs s’y pressent : le rail d’Ouessant est l’un des passages maritimes les plus fréquentés au monde.
La presqu’île de Crozon
Elle est réputée pour la splendeur de ses paysages. Les grottes marines de Morgat et les falaises du cap de la Chèvre, où affleurent des cristaux d’améthyste, sont des curiosités géologiques. A la lisière des landes de la presqu’île, une sauvage petite fleur peu commune s’est acclimatée : espèce protégée, la crozonnaise, apporte une touche de bleu rare dans ce type de végétation.
L’Aulne maritime
Elle assure la transition entre la rade de Brest et le Canal de Nantes à Brest, entre monts d’Arrée et Ménez-Hom. Estuaire de l’un des plus grands fleuves côtiers bretons, ce bras de mer offre à la faune locale une grande variété d’habitats, grâce à la richesse de son milieu qui oscille entre terre et mer, eau douce et eau salée. Ici alternent marais salants, prés salés, vasières, lagunes, dunes, et forêts de résineux. Peu connu, ce lieu particulièrement propice à la randonnée mérite pourtant le détour.
Les monts d’Arrée
Une promenade sur les crêtes arides des monts d’Arrée est la promesse d’un dépaysement total. Offrant de superbes panoramas sur la région, ces anciennes montagnes arrondies et sculptées par le temps culminent à 384 mètres d’altitude. Avec leurs roches hérissées au milieu de la lande rase, elles présentent un aspect sauvage et mystérieux qui n’est pas sans rappeler certains paysages gallois ou irlandais. A perte de vue se déploient des paysages lunaires, où nul ne songerait à s’étonner de voir surgir des êtres de légende.
La faune et la flore en Bretagne
Terre de contraste, la Bretagne abrite une biodiversité remarquable. Sa façade maritime ciselée par 2370 km de côtes dentelées et sa profonde avancée sur l’océan Atlantique en font un lieu de cohabitation étonnant entre des espèces qui se côtoient rarement ailleurs. Lieux de transition et de reproduction très favorables, les nombreux marais et vasières bretons accueillent une faune ornithologique remarquable. Les régions intérieures sauvages comme les monts d’Arrée constituent par ailleurs des milieux accueillants pour certaines espèces florales rares.
La flore
Les îles sont particulièrement appréciées par les variétés les plus exigeantes : une jolie méditerranéenne, le lys de mer, a ainsi trouvé en Houat sa terre d’élection bretonne. Quant au délicat narcisse de Glénan, qui refuse de pousser ailleurs que sur l’archipel du même nom, il doit sa survie, plusieurs fois menacée, à la mobilisation de Bretagne Vivante et du Conservatoire Botanique national de Brest. La jolie Crozonnaise est la reine de la lande du cap de la chèvre qu’elle colore de son bleu myosotis intense. Bleu aussi, tirant sur le violet, le piquant panicaut marin, plus connu sous le nom de chardon, enfonce solidement ses racines dans le sable et défie la force du vent. On trouve même dans les tourbières des Monts d’Arrée des plantes insectivores, comme la Drosera. A flanc de falaise comme la silène et l’armérie maritimes, ou dissimulées au creux d’une pierre comme la criste marine, certaines fleurs colonisent les milieux les plus inhospitaliers, exhibant fièrement leurs couleurs délicates face à la rudesse des éléments.
La faune
Parfois sédentaire, le plus souvent migratrice, la faune qui peuple la péninsule armoricaine visite aussi des contrées retirées, jusqu’aux limites du cercle polaire pour certaines espèces. Première région française pour la reproduction des oiseaux marins, la Bretagne est le paradis des amateurs d’ornithologie. Avec un peu de discrétion, on peut y observer de nombreuses espèces : grand cormoran, fou de Bassan, petits pingouins, macareux moine, crave à bec rouge et bien d’autres encore sont familiers des lieux.
Parmi la vingtaine d’espèces de mammifères marins observées en Bretagne dans les dernières années, beaucoup ne font que passer. Seuls le phoque gris, le veau marin et le grand dauphin (qui signale régulièrement sa présence dans la baie du Mont-Saint-Michel et en mer d’Iroise) sont présents toute l’année sur les côtes bretonnes. Les rares baleines à bosse, orques ou cachalots qui s’aventurent sous nos latitudes bifurquent bien vite vers d’autres destinations, plus conformes à leurs besoins. Certains mammifères semi-aquatiques comme la loutre et le castor s’accommodent bien des cours d’eau bretons. En revanche, le vison d’Europe, menacé d’extinction se trouve concurrencé par son cousin, le vison américain. Environ cinquante espèces de mammifères terrestres ont été recensées en Bretagne, parmi lesquelles plusieurs espèces de chauves-souris protégées.
Site du réseau Bretagne Environnement : http://www.bretagne-environnement.org
Site de l’Association Bretagne Vivante : http://www.bretagne-vivante.org/
Sport et loisirs de Bretagne
Balades et randonnées
Se balader le long du canal d’Ille-et-Rance, pédalé sur le vélo-rail de Médréac, suivre les sentiers côtiers de Fouesnant-Les-Glénan, randonner dans les monts d’Arrée, etc. En un mot comme en cent, respirer la Bretagne à plein poumon.
Bien préservée, la nature bretonne offre des spectacles de toute beauté à ceux qui prennent le temps de la regarder, de l’observer, de vivre à son rythme. A pied, à vélo ou à cheval, les paysages défilent au gré de vos envies sur un réseau dense et unique en son genre. Près de 10 000 kilomètres de sentiers ! Balades et randonnées permettent ainsi de saisir toute la richesse du patrimoine naturel et culturel. Passer de la découverte d’une fougère d’espèce rare à celle d’un enclos paroissial, c’est suivre en pensée le parcours des hommes et des femmes qui peuplent notre région.
N’hésitez plus ! En vacances, la chlorophylle se consomme sans modération.
Le paradis du nautisme
Avec ses 2700 kilomètres de côtes balayées par des vents réguliers, la Bretagne mérite amplement sa réputation de paradis du nautisme. Les possibilités y sont presque infinies, grâce à l’extrême variété des sites. Débutant, vous pourrez un jour vous faufiler en kayak d’île en île et le lendemain vous initier à la plaisance en toute sécurité, grâce aux nombreuses écoles de voile de la région. Surfeur confirmé, vous découvrirez les meilleurs spots de glisse, fréquentés par les plus grands champions, avant de vous essayer au kite-buggy (char à cerf-volant).
Entre tradition et modernité
La grande expérience de la Bretagne en matière de nautisme lui permet d’offrir des prestations exceptionnelles. Ici, tradition et modernité se mêlent harmonieusement, comme souvent en Bretagne. Les écoles de voile, équipées d’un matériel performant et fiable, n’hésitent pas à expérimenter et développer de nouvelles pratiques (kite-surf). De l’époque de la création de la célèbre école des Glénans, le nautisme breton a su garder le meilleur : les valeurs sportives et humaines.
Une pédagogie adaptée
Au sein des écoles, les moniteurs sont diplômés et la pédagogie adaptée aux besoins des stagiaires. En individuel ou par le biais d’un club, venez découvrir la Bretagne nautique. De nombreuses écoles de voile labellisées vous accueilleront, quel que soit votre niveau. Pour une pratique plus occasionnelle, une envie improvisée, vous trouverez sur tout le littoral breton des points passion plage : bateaux déjà gréés, sécurité assurée.
Sur le site Nautisme en Bretagne, Formules Nautiques Bretagne vous propose des séjours à vocation nautique dans des centres disposant d’un hébergement : à la recherche de structures d’accueil pour classes de mer ou classes de découverte, de séjours nautiques jeunes et familles, préparez en toute confiance un séjour inoubliable.
Plages et baignades
Sauvages ou abritées, sable ou galets, « funky » ou « family », diurne ou nocturne, les plages sont une invitation permanente. Au fil des saisons, elles ne cessent de se transformer pour devenir tout à tour, aires de jeux, lieu de découverte ou terrain d’expérimentation. Sieste, farniente, château de sable, beach-volley, balades, char-à-voile, beach-soccer, etc. Sans oublier, la bronzette. Parasol, crème et casquette sont de rigueur, notamment pour les tout petits. Les grands peuvent, s’ils le souhaitent, remettre au goût du jour l’ombrelle des personnages peint par Manet sur la plage de Boulogne !
Stations nouvelles vagues
Dix-huit stations balnéaires du littoral breton ont unis leurs efforts pour accueillir les visiteurs dans des conditions agréables en toutes saisons. Elles ont créé pour cela le label « Stations nouvelle vague de Bretagne ». Ce label garantit un accueil personnalisé, des prestations de qualité et des loisirs variés durant tout l’été, mais aussi au printemps, à l’automne et pendant les vacances scolaires.
Lieux privilégié du farniente, les plages y sont nombreuses. Familiales ou plus sauvages, elles bordent les différentes stations et offrent des services variés.
En savoir plus sur www.stations-bretagne.com
Thalasso en Bretagne
Envie d’une coupure, besoin d’air pur : Les centres de thalassothérapie bretons vous proposent de véritables cures de soin, au cœur de sites privilégiés.
La thalassothérapie ne pouvait naître que dans cette région bercée par les vagues de la Manche, de la mer d’Iroise et de l’océan Atlantique. Le milieu marin breton regorge de ressources naturelles bienfaisantes : air iodé, eau de mer, boues marines, sables et algues vitaminées.
La thalassothérapie moderne, dont les bienfaits sont scientifiquement reconnus, est issue en Bretagne d’une tradition plus que centenaire. Alors, laissez-vous prendre en charge par des professionnels qualifiés, et oubliez la fatigue. Ne vous occupez plus de rien, sauf de votre bien-être. Concoctez-vous un programme plaisir : après des soins adaptés, vous pourrez profiter pendant le reste de la journée des innombrables ressources offertes par la Bretagne : promenades vivifiantes en bord de mer, visites culturelles. Vous vous sentez revivre, c’est l’effet thalasso.
Amincissement, arrêt du tabac, rééducation, phlébologie, cure post-natale : il y en forcément une pour vous. Nos 13 instituts vous accueillent pour des séjours de remise en forme personnalisés et toniques comme nulle part.
Les Thermes Marins de Saint-Malo
100 Boulevard Hébert
35400 Saint Malo
02 99 40 75 75
e-mail : resa@thalassotherapie.com
Thalasso et Hôtel Castel Clara – Goulphar
56360 Belle-île-en-mer
Tél : 02 97 31 84 21
e-mail : castelclara@relaischateaux.com
Thalassothérapie de Carnac
Avenue d’atlantique
56341 Carnac Cedex BP 83
Tél : 02 97 52 53 54
Thalasso Roscoff
Tél : 02 98 75 55 55
Relais Thalasso Bénodet
Corniche de la Plage
29 950 Bénodet
Tél : 02 98 66 27 00
e-mail : benodet@relaisthalasso.com
Thalasso Daniel Jouvance
Tél : 02.40.61.89.98
www.thalasso-danieljouvance.com
Formules Bretagne
Tél : 01 53 63 11 53
e-mail : contact@formulesbretagne.com
Bien-être et Spa
Profitez de votre séjour en Bretagne pour rompre avec le stress du quotidien. Offrez-vous une pause régénératrice et relaxante. « Luxe, calme et volupté », quelle expression peut mieux rendre compte de l’esprit des hôtels spa bretons ? Ces nouveaux espaces haut de gamme dédiés au bien-être cultivent un véritable art de vivre et déclinent différentes formules aux multiples bienfaits.
La grande expérience de la Bretagne en matière d’utilisation des ressources marines pour la remise en forme lui a permis de devenir un acteur incontournable dans le domaine des spas marins. La formule latine Sanitas Per Aqua (la santé par l’eau) ne suffit pas à rendre compte de cet ensemble de techniques qui utilisent des éléments naturels comme l’eau, les huiles essentielles, les algues, et les pierres chaudes pour procurer détente et bien-être.
Lieux privilégiés et raffinés, les hôtels spa sont conçus pour vous permettre de bénéficier pleinement des richesses du milieu marin. Ils proposent en général plusieurs gammes de soins du corps : massage, sauna, hammam. Pluie bienfaisante d’eau tiède, massages, bains bouillonnants en plein air, enveloppement d’algues : les spas rivalisent d’imagination pour s’adapter à toutes les envies.
Associations de restaurateurs
Aujourd’hui identifiée comme une région gastronomique à part entière, en partie grâce à la moisson de médailles des chefs, la Bretagne a longtemps souffert d’un déficit d’image dans ce domaine, peut-être parce qu’elle disposait de nombreux autres atouts. Des professionnels de la restauration et des producteurs ont alors décidé de travailler ensemble à faire connaître la richesse gastronomique de la Bretagne. Aujourd’hui, des associations existent et continuent d’œuvrer en ce sens, afin de rendre l’offre existante encore plus lisible pour les visiteurs. En effet, les plaisirs de la table et la découverte des spécialités de la région que l’on visite font partie des petits et grands plaisirs des vacances. Quelle que soit la durée du séjour, quelques jours ou simplement le temps d’une journée, il est parfois difficile de s’y retrouver dans l’offre foisonnante des restaurants. Dénicher une bonne adresse ou identifier l’établissement adapté à son envie du moment d’un seul coup d’œil sont des atouts appréciables.
Et pour le plaisirs de vos papilles….
Voici quelques adresses utiles pour vos vacances !!!
Restaurant en Bretagne
LA CLOSERIE DE KERDRAIN – AURAY 20, rue Louis Billet
56400 – AURAY
Tél : 02 97 56 61 27
Fax : 02 97 24 15 79
RELAIS GOURMAND OLIVIER ROELLINGER – CANCALE
1, rue Duguesclin
35260 – CANCALE
Tél : 02 99 89 64 76
Fax : 02 99 89 88 47
LE MANOIR DE LA BOULAIE – HAUTE GOULAINE
33 rue de la Chapelle Saint-Martin
44115 – HAUTE GOULAINE
Tél : 02 40 06 15 91
Fax : 02 40 54 56 83
CASTEL MARIE-LOUISE – LA BAULE-ESCOUBLAC
1, avenue Andrieu
44504 – LA BAULE-ESCOUBLAC
Tél : 02 40 11 48 38
Fax : 02 40 11 48 35
HENRI ET JOSEPH – LORIENT
4 rue Léo le Bourgo
56100 – LORIENT
Tél : 02 97 84 72 12
LE CHALUT – SAINT-MALO
8, rue de la Corne au Cerf
35400 – SAINT-MALO
Tél : 02 99 56 71 58
Fax : 02 99 56 71 58
REGIS RESTAURANT – VANNES
24, place de la Gare
56000 – VANNES
Tél : 02 97 42 61 41
Fax : 02 97 54 99 01
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